Le précipice

Ta vie était gorgée de poésie . Tu y trouvais un remède à tes maux bien enfouis dans ta chair. Avec des mots, tu teintais ton existence des mille coloris de ton imaginaire.

Ton âme d’artiste apaisait ta mémoire ornée de souvenirs douloureux. La poésie devenait ton refuge, ta seconde nature. Parfois les réminiscences du passé rejaillissent au travers d’une brèche du présent.

Une colère savamment dissimulée refait surface et semble incongrue. Mais cette agressivité qui détonne avec ta douceur habituelle est sûrement lourde de secrets.

J’ai déjà eu une arme braquée sur mes côtes mais rien ne me fait plus peur que de penser au gouffre profond dans lequel tu t’enfonces. Cette maladie insidieuse qui s’empare de tes plus beaux souvenirs les fragmente derrière un écran de fumée.

Tu es encore vivant mais ta nature profonde se trouve à des années lumière. Parfois dans ton regard, une étincelle…parfois dans un geste, un trait d’union…parfois dans un soupir, une intention…

Cet interlude dans lequel tu t’es pris les pieds est interminable. Ce qui ne devait être qu’une halte est devenue un précipice!

Publié par Nancie Cousineau

Je suis une coiffeuse et une blogueuse. J'aime écrire des billets d'inspiration selon mes humeurs

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