Confusion capillaire

La communication et la compréhension sont capitales dans la réussite d’une coiffure entre la cliente et le coiffeur. ( pour plus de fluidité dans le texte, j’ai opté pour une cliente féminine et le professionnel masculin)

J’ai toujours préféré le terme coiffeur à coiffeuse. Coiffeuse fait très péjoratif et ce terme est souvent ridiculisé en humour ou galvaudé. Pourtant le dindon de la farce est masculin. Le terme maître coiffeur est plus utilisé pour les hommes. Pour une femme, on pourrait dire « styliste capillaire » ou psychologue, ne s’occupe-t-elle pas de la tête avec toute l’ouverture et l’écoute du monde?

La langue française et sa grammaire sont des plus complexes voilà pourquoi il y a souvent confusion lorsqu’une cliente explique ce qu’elle désire à son coiffeur en matière de changement capillaire. Si elle veut de la symétrie dans son style, le coiffeur pourrait comprendre qu’elle désire de l’asymétrie. Pourtant ces deux mots sont des contraires.

Il en va de même pour la couleur. Un peu de doré et une cliente voit rouge. Il n’y a aucun rouge dans un blond doré. Mais si la cliente veut vraiment du rouge, elle ne sera pas satisfaite avec un cuivre feu. J’avais une cliente qui voyait toujours du rouge dans son noir. Une bonne fois, je lui ai dit que j’avais modifié sa recette pour neutraliser le rouge. Elle était très contente du résultat . Mais chut 🤫, ne lui dites pas que je n’avais absolument rien changé à sa formule!

Il y a des gens qui expriment mal ce qu’ils veulent. Les termes « effilé », « dégradé », « aminci » , « arrondi »sont parfois utilisés alors que la personne veut du pleine longueur ou un carré. Un bon coiffeur pose beaucoup de questions afin de bien comprendre ce que la cliente désire. Si les deux ne sont pas au même diapason en termes métriques, le résultat ne sera pas celui qui était voulu. Il y a une grosse différence entre 3 centimètres et 3 pouces!

Et il y a les nouveaux termes pour les tendances capillaires. Micro bob, coloration ombrée, coupe pixie et le shaggy. Dans les années 80, les termes en matière de coiffure étaient moins cool. Coupe champignon, coupe kiwi, coiffée à la lionne ou la célèbre coupe Longueuil.

Il y a toujours eu des icônes capillaires. Farrah Fawcett, Krystle Carrington dans Dynastie, Lady Di, Meg Ryan, Jennifer Aniston, Victoria Beckham. Aujourd’hui les têtes se tournent vers Marilou, Ludivine Reding et Sarah-Jeanne Labrosse (avec son nom prédestiné). À l’international, Blake Lively et Sarah Jessica Parker gagnent le peigne d’or pour leurs chevelures époustouflantes.

Alors n’arrivez pas chez votre coiffeur avec une photo de votre vedette favorite si vous avez quatre cheveux sur la tête, vous n’êtes pas au département des miracles! Lorsque sur la photo, vous regardez plus le visage de la personne que sa chevelure, n’oubliez pas que vous n’êtes pas chez le chirurgien esthétique non plus!

Mais des petits miracles, il s’en fait chez le coiffeur. Une belle tête vous redonne confiance en vous et plus d’estime de soi. Une belle conversation sur la chaise de coiffure vous donne du pep et de la joie de vivre. Vous y trouvez de bons conseils, de la motivation et de l’énergie positive.

C’est ce que je m’évertue à faire depuis plus de 35 ans!

p.s. pour vrai, ça fait 40 ans que je suis dans le domaine de la coiffure mais je ne le dis pas trop fort car ça trahit mon âge 🫢

Publié par Nancie Cousineau

Je suis une coiffeuse et une blogueuse. J'aime écrire des billets d'inspiration selon mes humeurs

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