Beau fleuve

« Beau fleuve » c’est le titre d’un des poèmes de mon père. C’est aussi un des trésors de notre belle province.

Sur ma « to do list » des vacances, il y avait Kamouraska pour, entre autres, ses incroyables couchers de soleil. Je suis aux détails et un peu contrôlante. Quand j’ai une idée en tête, je ne l’ai pas dans les pieds. Nous sommes donc partis à 400 km de la maison pour voir et capter le deuxième plus beau coucher de soleil selon le National Geographic.

Mais oh! Malheur! Le ciel était voilé par la fumée venant de l’ouest. Tout le long de la journée, on ne pouvait différencier le fleuve du ciel. Je me demandais si ce filtre devant le soleil allait se dissiper. J’avoue, j’étais déçue. Faire tout ce chemin pour ne pas avoir droit à un beau coucher de soleil…

Dans ces moments-là, Marc me ramène toujours à l’ordre avec ses paroles pleines de sens. On n’obtient pas toujours ce qu’on désire. Il faut être ouvert à ce que la nature a à nous offrir.

Comme tout dans la vie, dans l’fond. Accueillir ce que la vie nous offre. Lorsqu’on garde l’esprit ouvert, l’œil aiguisé, la magie opère toujours. Sans planifier, sans contrôler, sans mettre tout en place, seulement en saisissant le moment.

Pratiquer la photographie est une chasse aux clichés. Partir à l’aventure dans la curiosité et la contemplation. Il faut être aux aguets et avoir le sens du timing. Dans le bon angle, le bon point de vue avec la bonne lumière. Quelque chose de magique survient. Un oiseau, un arbre particulier, des fleurs magnifiques, une certaine lumière. On ne peut pas planifier ça, ça arrive, point. Ça se présente devant nous.

Ce principe s’applique dans tous les aspects de la vie. Accepter que les choses ne se passent pas comme prévues ou surtout comme je voulais. Même si les conditions ne sont pas idéales, savoir accueillir l’inattendu. La vie est pleine de surprises!

Pendant notre road trip dans le bas du fleuve, nous nous sommes laissés guider par nos instincts. On file sur la 132 le long du fleuve. On emprunte un chemin invitant, on s’arrête quelques temps. On marche sur la grève. On s’arrête dans une boutique. On découvre, on savoure, on prend le temps. Les vacances devraient tout le temps se passer ainsi!

Cette année, pas de grand voyage mais plusieurs petits road trips. On part, on revient, on repart, filant sur les routes de notre belle province où il y a tant de beaux lieux à contempler.

D’un bout à l’autre de ce beau fleuve, du côté nord comme du côté sud, à l’ouest comme à l’est, des paysages différents s’offrent à nous gratuitement. Je me rappelle du haut des falaises de Charlevoix, comme j’en avais la mâchoire décrochée. Je me rappelle à l’embouchure du Saguenay comme mon regard se dirigeait loin. Je me rappelle du côté de Cornwall, de s’y amuser en bateau entre amis et que son eau était assez salubre pour s’y baigner.

Je me rappelle quand j’étais jeune et qu’on allait à Québec, mon père empruntait toujours le chemin du roi qui longe le fleuve. C’était plus long mais tellement magnifique avec ces maisons centenaires et ces beaux points de vue.

Il me reste encore quelques régions fluviales à découvrir. Parfait pour décrocher et s’évader. Il faut dire que j’ai le meilleur partner pour profiter de la vie et improviser des moments inoubliables! Dans le lâcher prise, je me laisse surprendre par les beautés de la nature!

Publié par Nancie Cousineau

Je suis une coiffeuse et une blogueuse. J'aime écrire des billets d'inspiration selon mes humeurs

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