Take a kayak!

Il y a deux ans, une des premières activités que j’ai pratiquées avec mon chum fut du kayak dans les îles de Boucherville. On a d’abord hésité entre prendre chacun un kayak ou en prendre un double. Heureusement qu’on en a prit un à deux car si j’avais été seule dans le mien, je crois que je serais encore là-bas!

Tout était beau au début. On se déplaçait facilement. Pagayant gaiement. Le temps était beau et chaud, une belle brise nous caressait le haut du corps. Mais au bout d’une heure, on s’enlisait dans les algues tellement le niveau de l’eau était bas. Ramer devenait de plus en plus ardu. On était encore loin, il fallait revenir mais avancer était des plus pénible.

J’avais déjà les bras morts et un sentiment de découragement grandissant. J’ai gardé mon calme grâce au calme légendaire et naturel de mon chum. Il m’encourageait à garder le rythme même si on gagnait à peine quelques centimètres à la seconde. Heureusement, j’ai pu également compté sur sa force physique. Avoir été seule, j’aurais paniqué! J’avais terriblement mal dans le bas du dos. Il nous a fallu une autre heure et même plus pour se sortir de là.

Des expériences comme celle-là (comme vivre en temps de pandémie) sont des leçons de vie. Une activité banale, en apparence agréable, peut se transformer en épreuve difficile. Une situation dans laquelle on a peu de contrôle, qui nous force à demeurer patient pour passer au travers. Aucun moyen d’y échapper. Comme accoucher, ce qui est entré doit sortir!

Dans ce cas-là, on était rendu au point X, il fallait immanquablement revenir. Pas le choix. On peut pleurer, on peut chialer mais ça n’ira pas plus vite. Il faut absolument trouver la force en soi. Recentrer nos énergies. Avancer un p’tit coup de rame à la fois. Se sortir d’un marécage plein d’algues est un bel exemple de l’union des forces psychologiques et physiques. On pense enfin qu’on s’en est sorti et puis non, y’en reste encore un p’tit bout!

L’enjeu psychologique va puiser dans la force du mental pour ramener le calme et la concentration, ne pas céder au découragement. L’enjeu physique est un pur défi sportif. Ramer malgré la fatigue. Ramer malgré la douleur. Ce qui nous a aidé en tant que couple dans ce contexte fut de garder une bonne attitude et d’utiliser l’humour pour dédramatiser la situation ( malgré ce que j’avais en tête).

-Pourquoi m’as-tu amené ici?

-Allez! Rame ma déesse!

Ai-je envie de refaire du kayak? Pas sûre!

Publié par Nancie Cousineau

Je suis une coiffeuse et une blogueuse. J'aime écrire des billets d'inspiration selon mes humeurs

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