Des débuts d’histoires, j’en ai plein mes tiroirs. C’est pas par manque d’idées si j’ai pas encore publié. Et si j’écrivais un livre entier sans la lettre E comme l’a fait en 1969, Georges Perec dans son roman, La disparition, livre de 300 pages? J’ai fait l’exercice en quelques lignes, le défi est intéressant et amusant mais le résultat peut s’avérer ennuyant. Voici un court extrait de mon exercice sans E.
Qui a vu la nuit? Qui a pris, un jour, la nuit par la main? Sans fuir. Tu iras loin, sans moi. Tu survivras. Juxtaposant nos coups durs à nos choix. Nos atours n’ont pas dormi sous nos draps. Ils ont fondu dans nos bras.
Sans verbe? Ça s’appelle de la poésie. Sans W, un défi assez facile à relever. Ces exercices d’écriture stimulent la créativité.
Que pourrais-je écrire? Une histoire d’amour? Comment faire original après des siècles de littérature sentimentale. Du fantastique? De l’érotisme? De la chick lit? Quel style choisir? En tant que coiffeuse, j’ai reçu assez de confidences en 35 ans pour avoir du matériel pour parler de mille et un secrets, de moult trahisons, des relations tordues, des potins croustillants mais aussi, à ne pas négliger, des histoires touchantes et positives. Ne sous-estimer surtout pas tout ce qui occupe les pensées d’une coiffeuse/ écrivaine…
J’aime beaucoup les romans psychologiques même si ma vie à moi est assez tranquille. Je ne crois pas qu’il faille absolument vivre de gros drames pour être prolifique. J’ai de la facilité à me mettre dans la peau de personnages tout à fait différents de moi. Il faut admettre, par contre, que je mets aussi un peu de moi dans mes histoires. C’est ce qu’on appelle de l’auto-fiction.
Je me suis faite un beau cadeau! Je reviens d’une retraite d’écriture à l’île d’Orléans dans un site enchanteur avec un groupe de femmes aussi passionné des mots que moi, je me sens galvanisée, surexcitée et inspirée plus que jamais. J’aimerais ne faire que ça, écrire. Justement après quelques jours consacrés à l’écriture, revenir à mes tâches journalières et routinières est un méchant down. Un gros contraste! Je dois trouver des moments spécifiques à mettre à l’agenda, faire des pauses/ écriture, des trous dans mes horaires rdans lesquels plonger.
Je crois en mon projet plus que jamais. Comme disait Nelson Mandela, « cela semble toujours impossible, jusqu’à ce qu’on le fasse ». Alors, je peux enfin dire officiellement que je travaille sur mon premier roman!