En alpinisme, un point d’ancrage est un point d’assurance pour se lier à la paroi. En croissance personnelle, il est défini par une zone en soi, un espace qui nous guide, notre instinct qui nous éclaire et qui devient une base solide dans notre vie.
Un point d’ancrage c’est aussi un lieu et un moment. L’endroit où on se sent tout simplement bien. L’instant qui nous réconforte. Lorsque je rentre dans ma demeure, que j’ouvre la porte et que l’odeur de mon chez moi m’ouvre les bras pour m’accueillir de sa volupté, je suis bien. Lorsque je glisse dans un bain moussant et que je fais jouer les mélodies instrumentales au piano d’Alexandra Streliski, je suis bien. Lorsque la chaleur et la douceur de mes draps de percale m’enveloppent, je suis bien.
Mon point d’ancrage c’est le confort de mon nid douillet qu’importe qu’il soit petit ou grand. L’important est d’avoir l’espace qu’on a besoin et la quiétude de l’esprit. Dernièrement, j’ai eu le temps d’apprivoiser mon environnement, de le redécouvrir pour faire du moment présent mon ancrage. J’ai eu le luxe de me poser. D’arrêter la course folle. De faire des choses simples qui me reconnectent avec moi-même, avec ce que j’aime et ce qui me fait vibrer. Apprécier la texture du papier lorsque je lis, entendre le bruit de mes ongles qui claquent sur le clavier lorsque j’écris, humer la délicate odeur des galettes à la mélasse que je concocte et que j’enfourne.
Qu’importe le nombre de choses que l’on peut posséder, le bonheur se trouve toujours à l’intérieur de soi. Trouver mon point d’ancrage m’aide à en saisir toute la portée. Vivre et ressentir. Retrouver ce sentiment doux et enivrant. J’ai toujours eu une propension au bonheur. Et malgré cela, la vie n’est pas toujours facile. Il m’a fallu 50 ans avant d’atteindre ce sentiment sécurisant. Le bien-être est un travail de toute une vie. C’est une quête qu’il ne faut jamais abandonner. Une fois trouvé, ce point d’ancrage nous accompagne tous les jours de notre vie.
Dans ce billet, je n’ai pas parlé d’amour car que l’on soit seule ou en couple un point d’ancrage est nécessaire dans nos vies de femmes avec ou sans enfant, de femmes célibataires ou pas. Ne dit-on pas qu’il faut d’abord être bien avec soi-même…
Bravo encore Nancie, si bien dit: il faut d’abord être bien avec soi même et s’aimer !
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